|
|
| EFA / Réflexion / Prières |
|
| | Nous te louons et nous te bénissons (culte radiophonique septembre 2011) | | | Nous te louons et nous te bénissons pour ta parole dans nos silences, pour ta fidélité dans nos errances, pour ta lumière dans nos obscurités, pour ta foi dans notre incrédulité.
Nous te louons et nous te bénissons pour ta source dans nos déserts, pour ta vie dans nos deuils, pour ta présence, dans nos exils, pour ton souffle sur notre argile.
Nous te louons et nous te bénissons pour ton feu dans nos nuits, pour ta paix dans nos conflits pour ton Fils dans nos malheurs, pour ta guérison dans nos peurs.
Nous te louons et nous te bénissons pour ta victoire sur nos inquiétudes, pour ton pain dans notre solitude, pour ton Evangile sur nos blessures, pour ta résurrection dans nos fractures.
(Anonyme)
| | | Prends cette gorgée de vie (culte radiophonique août 2011) | | | Mon frère, ma soeur, n'aie pas peur. Aujourd'hui, prends cette journée qui commence. Prends cette journée comme tu prendrais un verre d'eau que quelqu'un que tu ne connais pas aurait préparé pour toi, sur la table, pour ton réveil. Prends cette journée de vie. Elle est là, devant toi. Prends-la même si tu ne sais pas pourquoi on te l'offre. Prends-la sans te l'expliquer. Prends-la sans honte. Prends-la avec reconnaissance. Elle est là, à ta portée, pour toi. Elle t'attend. L'amour de Dieu est venu te l'apporter, sur la pointe des pieds. L'amour de Dieu te l'a laissée, là, devant toi, pour toi. Prends-la sans crainte. Tu ne la prends à personne. Elle vient de la fontaine de la vie. L'eau de la fontaine, elle coule pour tous. L'eau de la fontaine, elle coule pour toi. L'eau de la fontaine, elle coule pour rien si tu ne la bois pas. Mon frère, ma soeur, aujourd'hui encore, prends cette gorgée de ta vie, prends-la et dis seulement : Amen et merci.
Alain Houziaux
| | | Prière d'illumination (culte radiophonique août 2011) | | | Alors qu'il ne semblait n'y avoir aucun espoir j'ai discerné ta lumière dans les yeux d'un enfant. Alors qu'il semblait n'y avoir aucune joie j'ai perçu ton timbre dans la voix d'un ami. Quand la vie semblait se décomposer, j'ai ressenti la douceur d'un rayon de soleil sur ma peau. Ouvre tous mes sens à ta Présence afin que je t'aime et sois attentif à toi en toutes choses.
Amen (Newell, prières celtiques)
| | | Paroles de grâces (culte radiophonique août 2011) | | | Que rien ne te trouble, Que rien ne t'effraie. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui a Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit! Que rien ne te trouble, Que rien ne t'effraie. (ste Thérèse d'Avila)
| | | Confession (culte radiophonique août 2011) | | | Seigneur, nous déposons devant toi tous nos soucis, afin que tu t'en préoccupes; notre inquiétude, afin que tu l'apaises; nos espoirs et nos voeux afin que soit faite ta volonté et non la nôtre; nos péchés afin que tu les pardonnes; nos pensées afin que tu les purifies; toute notre vie terrestre afin que tu la conduises à la résurrection et à la vie éternelle Amen (Karl Barth)
| | | Louanges (culte radiophonique août 2011) | | | Apprends-moi, Seigneur, à dire merci
Merci pour le pain, le vent, la terre et l'eau. Merci pour la musique et pour le silence. Merci pour le miracle de chaque nouveau jour.
Merci pour les gestes et les mots de tendresse. Merci pour les rires et les sourires. Merci pour tout ce qui m'aide à vivre malgré les souffrances et les détresses. Merci à tous ceux que j'aime et qui m'aiment.
Et que ces mille mercis se transforment en une immense action de grâces quand je me tourne vers Toi, la source de toute grâce et le rocher de ma vie.
Merci pour ton amour sans limite. Merci pour la paix qui vient de Toi. Merci pour les frères et soeurs que je rencontre dans ton Eglise. Merci pour la liberté que Tu nous donnes.
Avec mes frères et soeurs je proclame ta louange pour notre vie qui est entre tes mains, pour nos âmes qui Te sont confiées, pour les bienfaits dont Tu nous combles et que nous ne savons pas toujours voir.
Dieu bon et miséricordieux, que ton nom soit béni à jamais.
Amen (Jean-Pierre Dubois-Dumée)
| | | Les deux lions
| | | Les deux lions
Un vieux sage du Nord Cameroun en Afrique, initiait son petit-fils à la sagesse:
- A I'intérieur de moi, il y a deux lions. L'un est plein de vanité, d'arrogance, de colère, d'avarice, de mensonges, d'envie, de supériorité, de fausse fierté. L'autre, au contraire est bon, paisible, heureux, humble, généreux, vrai, rempli de compassion. La lutte que se livrent ces deux lions en moi est terrible. Vois-tu à intérieur de toi c'est pareil.
L'enfant réfléchit un bon moment, puis, inquiet, posa la question qui tue:
- Lequel des deux lions va finalement gagner la lutte?
- Celui que tu nourris le mieux!!!
| | | D'amour et d'acier | | | Ce qu'il faut de blessures pour découvrir la force. Et ce qu'il faut d'absence pour y chercher le jour, Tout ce qu'il faut de foi pour garder la confiance Et ce qu'il faut d'acier pour résister aux coups: Tu nous le donnes, Seigneur, dans ton amour!
Ce qu'il faut de déserts pour vaincre le désespoir Et ce qu'il faut d'étoiles pour voir fleurir le jour, Tout ce qu'il faut d'espoir pour marcher sur la route Ce qu'il faut de douceur pour aimer sans retour: Tu nous le donnes, Seigneur, dans ton amour!
Tout ce qu'il faut d'amour pour en garder la trace Ce qu'il faut de fusion pour en garder le goût, Ce qu'il faut de mémoire pour devenir soleil Ce qu'il faut de tendresse pour apprendre à y croire: Tu nous le donnes, Seigneur, dans ton amour!
Ce qu'il faut d'innocence pour que la vie soit belle Tout ce qu'il faut de chants pour la chanter toujours Ce qu'il faut de chagrin pour ne plus en pleurer Et ce qu'il faut de nuit pour apprendre à en rire: Tu nous le donnes, Seigneur, dans ton amour
Tout ce qu'il faut de foi pour vivre de vérité Tout ce qu'il faut d'espoir pour ne rien oublier, Tout ce qu'il faut de confiance pour servir la charité Devenir tout petit et être l'infini: Tu nous le donnes, Seigneur, dans ton amour! Amen
Mia, Itinéraires 67 été 2009, Traces
| | | Que l'amour soit ! Et l'amour fut. | | | Il suffit de dire son amour pour qu'il soit. Comme c'est étrange : l'énonciation suffit. Du coup, on comprend que Dieu ait créé l'univers par le seul pouvoir de son verbe. Car il a voulu dire son amour, l'exprimer. Ce faisant, cet amour a pris forme, s'est incarné, et voilà le monde. A l'inverse, peut-être suffirait-il de dire "j'aime Dieu" de toutes ses forces, de toute son âme, pour qu'Il apparaisse hors de ses voiles. Car si un verbe amoureux a créé le monde, un même verbe, mais dirigé vers Dieu, doit pouvoir le faire retourner à Lui.
« La pierre et l'oiseau » : Nicolas Dieterlé
| | | La vie comme pèlerinage, Psaume 121 | | | Je lève mes yeux vers les montagnes... D'où me viendra le secours ? Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël. L'Éternel est celui qui te garde, L'Éternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, Ni la lune pendant la nuit. L'Éternel te gardera de tout mal, Il gardera ton âme; L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée, Dès maintenant et à jamais.
| | | Les temps libres | | | Ce sont des temps de sources ! Ne permettent-ils pas de n'avoir d'autres occupations que de retourner à la source de l'amour, de la tendresse, de la prière, de l'allégresse, de la patience, de la beauté contemplée, de la foi nourrie de l'Evangile ? Les temps libres sont des temps d'apprentissage puisque chacun apprend, Après tant de temps occupé et surchargé, à mettre en pratique des attitudes sans lesquelles l'existence n'est qu'un chaos, un chemin désordonné errant sans raison dans les fouillis inextricables des futilités. Les temps libres : des temps pour vivre.
Charles Singer, Chemin pour les temps libres
| | | JE NE SAIS PAS OÙ JE VAIS | | | Seigneur mon Dieu, je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir avec certitude où elle aboutira. Je ne me connais pas vraiment moi-même et, si je crois sincèrement suivre ta volonté, cela ne veut pas dire qu'en fait je m'y conforme. Je crois cependant que mon désir de te plaire, te plaît. J'espère avoir ce désir au coeur en tout ce que je fais, et ne jamais rien faire à l'avenir sans ce désir. En agissant ainsi je sais que tu me conduiras sur la bonne route, même si je ne la connais pas moi-même. Je te ferai donc toujours confiance, même quand j'aurai l'impression que je me suis perdu et que je marche à l'ombre de la mort. Je n'aurai nulle crainte car tu es toujours avec moi et jamais tu ne me laisseras seul dans le péril.
Thomas Merton (1915-1968)
| | | Un temps neuf où tout est possible | | | Je fais la guerre à moi-même, pour me désarmer. Pour lutter efficacement contre la guerre, contre le mal, il faut savoir intérioriser la guerre pour vaincre en soi le mal. Il faut mener la guerre la plus dure, qui est la guerre contre soi-même. Et là, il y a beaucoup de nationalisme. Il faut arriver à se désarmer. J'ai mené cette guerre. Pendant des années et des années. Elle a été terrible. Mais maintenant, je suis désarmé. Je n'ai plus peur de rien, car « l'Amour chasse la peur. » Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses. J'accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l'on m'en présente des meilleurs, je les accepte sans regrets. Ou plutôt, non pas meilleurs, mais bons. Vous le savez, j'ai renoncé au comparatif.... Ce qui est bon, vrai, réel, où que ce soit, est toujours le meilleur pour moi. C'est pourquoi je n'ai plus peur. Quand on n'a plus rien, on n'a plus peur. « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? »
Patriarche Athénagoras
| | | Créateur | | | Monsieur le Créateur,
Nous cherchons:
- un électricien pour rétablir le courant entre ceux qui ne se parlent plus, - un infirmier pour soigner les bleus de l'âme, - un opticien pour changer les regards, - un démineur pour désamorcer les disputes, - un fossoyeur pour enterrer la hache de guerre, - un maçon pour bâtir la paix, - un agronome pour promouvoir la culture de la non-violence, - un aiguilleur pour retrouver le bon sens, - un musicien pour adoucir les moeurs, - un cuisinier pour partager la nourriture à toute l'humanité, - un couturier pour retisser le lien social, - un instituteur pour apprendre à compter les uns sur les autres, - un informaticien pour sauvegarder la création, - un journaliste pour répandre la bonne nouvelle.
| | | L'âne de Palestine | | | «L'âne de Palestine est très vigoureux, souffre peu de la chaleur, se nourrit de chardons; la forme de ses sabots rend sa marche très sûre; enfin son entretien est peu coûteux. Ses seuls défauts sont l'entêtement et la paresse.»
J'avance comme l'âne de Jérusalem dont le Messie, un jour des Rameaux, fit une monture royale et pacifique. Je ne sais pas grand-chose mais je sais que je porte le Christ sur mon dos et j'en suis plus fier que d'être Basque. Je le porte, mais c'est lui qui me mène. Je sais qu'il me conduit vers son Royaume où je me prélasserai sans fin dans de verts pâturages.
J'avance à petits pas. Par des chemins escarpés, loin de ces autoroutes où la vitesse vous empêche de reconnaître monture et cavalier. Quand je bute contre une pierre, mon Maître doit être bien cahoté, mais il ne me reproche jamais rien. C'est merveilleux comme il est gentil et patient avec moi: il me laisse le temps de saluer la ravissante ânesse de Balaam, de rêver devant un champ de lavande, d'oublier même que je le porte.
J'avance, en silence. C'est fou comme on se comprend sans parler; d'ailleurs, je n'entends pas trop quand il me souffle des mots à l'oreille. La seule parole de lui que j'ai comprise semblait être pour moi tout seul et je puis témoigner de sa vérité: «Mon joug est facile à porter et mon fardeau léger» (Mt 11, 30). C'est comme, foi d'animal, quand je portais allègrement sa mère vers Bethléem, un soir de Noël: «Elle pesait peu, n'étant occupée que de l'avenir en elle», c'est Jules Supervielle, le poète ami des ânes qui l'a dit.
J'avance dans la joie. Quand je veux chanter ses louanges, je fais un boucan de tous les diables, je chante faux. Lui, alors, il rit de bon coeur, d'un rire qui transforme les ornières en piste de danse et mes sabots en sandales de vent. Ces jours-là, je vous jure, on en fait du chemin! J'avance, j'avance comme un âne qui porte le Christ sur son dos.
Mgr Etchegaray
| | | Raisons d'espérer | | | Il n'est jamais trop tard pour Dieu Il ne fait jamais trop sombre pour Dieu Nul n'est jamais perdu pour Dieu. Rien ni personne ne prendra jamais notre place en Sa maison. Il nous attend, il nous attendra encore, Le temps qu'il faudra ! Cette fois, nous saurons où aller: Nous mettrons nos pas dans ceux du Ressuscité Et déjà la fête commence. Elle durera pour l'Eternité, Car c'est moi dit Dieu, c'est moi qui vous réconforte.
Lytta Basset
| | | Prière pour une rayonnante journée | | | Seigneur, mets dans mes yeux ton regard pour que ceux qui croiseront le mien y trouvent ta fraternité. Seigneur, mets sur mon visage ton sourire pour que ceux qui me voient y puisent la joie de vivre. Seigneur, mets dans mes paroles la douceur de ta voix pour que ceux qui m'entendent y reconnaissent ta compassion. Seigneur, mets dans mes mains ta chaleur pour que ceux qui me donneront les leurs y ressentent ta paix. Seigneur, mets dans mon coeur ta tendresse pour que ceux qui partageront ma journée obtiennent ton réconfort. Seigneur, mets dans mon âme ta bonté pour que ceux qui attendent mon aide y trouvent ta générosité. Seigneur, ouvre mes oreilles aux cris de ceux qui croiseront mon chemin afin qu'ils trouvent une aide fraternelle.
Bebeth Galeuchet
| | | Raisons d'espérer | | | Je sais, mon frère, ma soeur Que tu as bien des raisons de désespérer, Mais je voudrais te crier qu'il y a aussi des milliers de raisons d'espérer ! Ne laisse pas gagner ton coeur par les marées noires des mauvaises nouvelles. Pour changer le monde, change d'abord ton regard.
Regarde le monde avec les yeux du Christ Jésus. Mon frère, ma soeur, essaie de « voir » comment le Royaume de l'Amour émerge lentement, A travers mille petits gestes répétés de courage, de tendresse, de défi, Qui disent non sans bruit à la logique de l'argent, de la haine et de l'indifférence.
Regarde et vois tous ces hommes et femmes Qui au lieu de crier que Dieu est aveugle, lui prêtent leurs yeux Au lieu de crier que Dieu est manchot, lui prêtent leurs mains, Au lieu de crier que Dieu est muet, lui prêtent leur voix.
Entends l'appel de Celui qui pleure parce que l'Amour n'est pas aimé. Laisse-toi soulever par la force cachée de notre haut et bon Seigneur. Car le monde actuel a besoin de retrouver ce regard du coeur Et de cueillir ces fleurs de l'espérance, Pour mieux respirer et pour mieux vivre.
auteur anonyme
| | | La rentrée | | | Les vacances s'achèvent
Dans ma tête Encore toute chaude de soleil, J'entends résonner les rires, La bonne humeur et la joie de vivre. Je revois les visages croisés, De celles et de ceux Que j'ai eu la chance de rencontrer. Je me souviens, avec tant de bonheur, De ce temps de liberté, Ce temps rien que pour moi, Ce temps de gratuité, Offert pour souffler, Pour revivre intensément Dans le calme et la détente, Loin des courses folles Que je mène, tout au long de l'année.
Je repense à tout cela Et je sens naître Une larme de nostalgie Au creux de mes yeux Et un pincement secret Au fond de mon coeur, Me plongeant un instant Dans une ambiance de tristesse. Pourtant, le temps des recommencements Est à ma porte : Tout est à recréer, tout est neuf, Tout est frais. La route est longue, devant moi, elle m'attend ! Et je me souviens que, jamais, Je ne serai seule sur mon chemin de chaque jour !
Christine Reinbolt, Extrait de Mille textes
| | | Il y a des mains | | | J'aime les mains. Il y a des mains qu'on n'oublie pas... Des mains tendresse, la main potelée d'un enfant toute chaude, palpitante comme un oiseau, à la peau si douce des anges
Des mains tachées d'encre de l'écolier
on y voit les travaux de la journée, le vert des sapins dessiné à l'école, l'orange du soleil
l'encre noire de la dictée
Des mains d'adolescents aux ongles pas toujours bien propres
elles sont fébriles
les ongles sont souvent rongés mais là au milieu de la main
est dessiné un coeur Des mains d'amoureux, tendres, charnelles
Des mains créatrices
la cuisinière qui saupoudre le curry telles des pétales sa ratatouille odorante ou pétrit avec ardeur la pâte boulangère Des mains calleuses, de ceux qui travaillent dur la terre
leurs caresses ont la rugosité des troncs d'arbre Des mains qui soignent, bienfaitrices des maux, leur chaleur peu à peu dissout toutes les tensions et on a envie de dire encore
encore
encore
Des mains qui se tendent pour t'aider à remonter la pente, te soutenir quand tu es au plus bas, te tirer à elles Des mains qui se lèvent et savent dire la Liberté... Des mains qui écrivent, plume alerte, plume agile
elles ont un petit cal à l'index.. Des mains qui ont vieilli
elles sont décorées de fleurs brunes, leurs veines sont apparentes... elles ne sont plus blanches
non mais elles racontent la vie... ... Et puis il y a des mains que je déteste ! La main qui frappe, sèche, rapide, implacable. Car sans doute les mots n'ont pas été trouvés. Ils ont la main leste les donneurs de claque ! La main qui accuse
index pointé elle accuse la différence, l'autre, elles se moquent, elles mettent au pilori... La main qui tue
celle qui manie l'arme
quelqu'elles soient.. les liens de ceux qu'on enchaîne, le bandeau pour se faire taire, le fusil, le téléphone qui annonce les ruptures,
les mains lâches ! La main qui t'abandonne
celle que l'on avait prise devant monsieur le curé en grande liesse et qu'on abandonne là au détour d'un chemin
Et il y a des mains qui me font honte à moi... La main du mendiant qui se tend
et que j'ignore
. J'peux pas donner à tout le monde quand même ! La main de celui qui se noie
. Et que je n'ai pas vue La main de celui qui souffre
et que je ne sais pas quoi faire pour aider
La main du pardon... celle que j'ai refusée, enchaînée dans mes amertumes... ... Il y en a des mains... et moi aujourd'hui... Une main
dans ma solitude, j'attends une main
Oh ! je vous en prie
encore une petite fois
une main
et je la garderai.
Texte tiré du blog : « Mots interdits »
| | | Prière en lien avec le récit de pélerins d'Emmaüs | | | Quand vient le soir Quand viennent les doutes Quand la solitude s'insinue Et l'espoir semble si loin Viens Seigneur et sois toi-même Notre lumière dans la nuit
Quand l'injustice est criante Quand la lutte est trop lourde Quand le désespoir nous écrase Et plus rien ne tient la route Viens Seigneur et sois toi-même Notre Parole vigoureuse
Quand les soucis nous envahissent Quand notre regard vire au noir Quand l'envie de fuir nous prend Et nous mène au bout de nulle part Viens Seigneur et sois toi-même Notre paix retrouvée
Quand la tristesse est lourde Quand tout est trop compliqué Quand la peur nous paralyse Et l'avenir semble bouché Viens Seigneur et sois toi-même Notre courage de vivre
Quand le monde est trop dur Quand les autres sont trop loin Quand la vie est pesante Et notre horizon si sombre Viens Seigneur et sois toi-même Notre compagnon de route
Anonyme
| | | En toi | | | Vieux frère ne te fatigue pas à courir après le vent! Dis, où vas-tu? Regarde... Tu ne sais plus ton chemin. Tu vas, tu viens. Tu es ici, puis là, Tu t'essouffles. Tes idoles d'un jour sont devenues quoi? Regarde: tu n'as rien dans les mains. Non, vieux frère, calme-toi. Là, repose-toi. C'est dans ton coeur qu'il faut creuser. Vas-y, creuse profond. Un jour tu découvriras peut-être ce qui est important dans la vie. Peut-être tu verras, un matin, au bout de ton effort l'étoile qui brille au fond de ton coeur.
P. Imberdis
| | | Sois patient | | | Vis l'instant présent et sois patient avec ce qui n'a pas encore de réponse dans ton coeur.
Jean Montbourquette
| | | Même si | | | Même si tu sens la fatigué, Même si le triomphe t'abandonne, Même si une erreur te fait mal, Même si une trahison te blesse,. Même si une illusion s'éteint, Même si la douleur brûle tes yeux, Même si on ignore tes efforts, Même si l'ingratitude en est la paie, Même si l'incompréhension coupe ton rire, Même si tout a l'air de rien, Recommence!
Ecrit par les mères de la place de Mai, Buenos Aires en Argentine .
| | | Il y a tout à faire | | | Il n'y a rien à faire dans le monde ? Il y a tout à faire dans le monde ! Il y a à réapprendre l'amour, à redonner la joie, à relever l'espérance, Le doute ? Que jamais son museau jaune ne flaire votre coeur. Croyez à l'impossible. Délivrez l'espérance. Faites fleurir du bonheur.
Raul Follereau
| | | Lassitude | | | Quand la lassitude de la route est sur moi, et la soif du jour aride; quand les heures spectrales du crépuscule étendent leurs ombres sur ma vie, alors, ce n'est pas seulement vers ta voix que je crie, ô mon ami, mais vers une pression de ta main. Il y a dans mon coeur une angoisse; il porte le fardeau des richesses qu'il ne t'a point données. Étends ta main à travers la nuit, que je la tienne, et l'emplisse, et la garde; fais que je sente son étreinte, dans la solitude du chemin qui s'allonge. Rabindranâth Thâkur dit Tagore
Ecrit par les mères de la place de Mai, Buenos Aires en Argentine .
| | | lâcher prise du passé et du futur | | | Nous pouvons lâcher prise du passé et du futur Vivre dans le passé, c'est en être esclave. Même lorsque le passé semble avoir été heureux, il est passé et si on l'habite trop souvent on n'est pas en train de créer le présent. Quant au futur, c'est notre présent qui le prépare le mieux: l'attention au présent permet de prendre les meilleures décisions pour le futur.
Hier fait partie de l'histoire Demain demeure un mystère. Aujourd'hui est un cadeau. C'est pourquoi on le nomme "présent".
Dr. Jampolsky (LM, Rosette Poletti et Barbara Nobs)
| | | Amour | | | L'amour libère de toute image. C'est là le côté exaltant, risqué, vraiment captivant de l'affaire: Avec les gens que nous aimons, nous n'en avons jamais fini... Tout comme l'univers, comme l'immensité inépuisable de Dieu, quelqu'un que l'on aime est illimité, plein de tout le possible, plein de tous les mystères. Et il n'y a que l'amour pour le supporter ainsi. Se faire une image, voilà le geste sans amour, la trahison.
Max Frisch
| | | Ne soyez pas tristes | | | Ne soyez pas tristes et sans espérance, Parole de Dieu! Dans le visage de Jésus, le Fils en qui j'ai mis toute ma tendresse pour vous, je vous ouvre un chemin et un demain.
Ecoutez et vous vivrez: Là où vous êtes agités, je vous donne la Paix Là où vous avez peur de manquer, je vous ouvre au Don. Là où vous vous absentez, je suis Présence Ne soyez pas tristes et sans espérance, Parole de Dieu! Mon pardon déjà vous a rejoints Ecoutez et vous vivrez
Francine Carrillo
| | | Insouciance | | | Si nous allions dans le monde avec l'insouciance de l'enfant qui s'endort au beau milieu d'une foule, le monde ne pourrait pas plus troubler notre coeur qu'il peut peser sur la respiration ample et légère de l'enfant endormi.
Christian Bobin
| | | Traces | | | J'ai rêvé que je cheminais sur la plage en compagnie du Seigneur, Et que, dans la toile de ma vie Se réfléchissaient tous les jours de ma vie. J'ai regardé en arrière, et j'ai vu qu'à ce jour Où passait le film de ma vie Surgissaient des traces sur le sable ; L'une était mienne, l'autre celle du Seigneur, Ainsi nous continuions à marcher Jusqu'à ce que mes jours fussent achevés. Alors je me suis arrêté, j'ai regardé en arrière. J'ai trouvé alors qu'en certans endroits Il y avait seulement une empreinte de pied... Et ces lieux coïncidaient justement avec les jours Les plus difficiles de ma vie, Les jours de plus grande angoisse, De plus grande peur Et de plus grandes douleurs... J'ai donc interrogé: Seigneur, tu as dis que tu étais avec moi Tous les jours de ma vie, Et j'ai accepté de vivre avec Toi. Mais, pourquoi m'as-tu laissé seul, Dans les pires moments de ma vie ? Et le Seigneur me répondit: Mon Fils, je t'aime, j'ai dit que je serais avec toi Durant la promenade, Et que je ne te laisserai pas une seule minute. Je ne t'ai pas abandonné. Les jours où tu as vu à peine une trace sur le sable Furent les jours où je t'ai porté...
Adémas de Borros
| | | Le secret d'une vie réussie, c'est donc bien l'amour... | | | Seigneur, réconcilie-moi avec moi-même. Comment pourrais-je rencontrer et aimer les autres Si je ne me rencontre plus et ne m'aime plus ? Seigneur, toi qui m'aimes tel que je suis, et non tel que je me rêve, Aide-moi à accepter ma condition d'homme ou de femme limité, mais appelé à se dépasser. Apprends-moi à vivre avec mes ombres et mes lumières, Mes douceurs et mes colères, mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent. Donne-moi de m'accueillir comme tu m'accueilles, De m'aimer comme tu m'aimes. Délivre-moi de la perfection que je veux me donner, ouvre-moi à la sainteté que tu veux m'accorder. Epargne-moi les remords de Judas rentrant en lui-même pour n'en plus sortir. Accorde-moi le repentir de Pierre rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié. Et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même, mais sur ton amour offensé. Seigneur, tu connais le désespoir qui ronge mon coeur ; le dégoût de moi-même, je le projette sans cesse sur les autres ! Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux ! Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison dont je serre moi-même la clef. Donne-moi de sortir de moi-même Dis-moi que tout est possible à celui qui croit Dis-moi que je peux encore guérir dans la lumière de ton regard et de ta parole.
Michel Hubaut
| | | Si l'amour murmure ... | | | Si l'amour se murmure Au jardin de ton coeur Tu seras fleur et fruit Arbre vivant Fête des sources
Si l'amour se flétrit Au désert de ton coeur Tu seras paille au vent Branche de mort Néant glacé
Lumière Ou nuit
Ton amour Te dit
Alain Lerbret
| | | C'est moi l'artiste, dit Dieu ! Tu es mon vase d'argile ! | | | C'est moi l'artiste, dit Dieu ! Tu es mon vase d'argile !
C'est moi qui t'ai modelé, façonné, Une merveille au creux de ma main !
Tu n'es pas encore achevé, Tu es en train de prendre la « forme » de mon Fils.
Voici que tu te désoles et que tu désespères Parce que tu as pris quelques fêlures, Au contact des autres. Tu t'es heurté, tu as été ébréché, Tu as pu même tomber par terre, Te briser en mille morceaux !
Fêlures, éraflures, lézardes, brisures, cassures.... N'oublie pas : C'est la condition de vase. Si je t'avais rangé dans le placard à vaisselle, Tu ne connaîtrais pas ces heurts de la vie, Mais tu ne servirais à rien ni à personne ! Tu serais un vase inutile !
Moi, dit Dieu, j'aime les vieux vases, Un peu usés, un peu ébréchés, Ils ont tous une histoire ! Et toi, tu voudrais être lisse comme un nouveau-né ?
Je te connais, ô toi que j'ai façonné, Pétri avec tant d'amour !
Je ne voudrais pas que tu te désoles de tes ratés ! Tu es fait de boue et de lumière ! Tu es fait pour servir !
A ne regarder que tes failles, tes faiblesses et tes chutes, Tu te centres encore trop sur toi-même Et tu restes prisonnier de toi.
C'es moi l'Artiste, Et je m'y connais dans l'art de reprendre un vase.
Laisse-toi faire ! Avec mes doigts d'artiste, J'arrive toujours à rendre plus beau Ce qui n'était que fêlure, brisure, cassure
Laetitia
| | | Ne plus se tourmenter | | | Lorsque j'étais enfant, ô Seigneur, je ne savais pas cela. Je ne savais pas qu'on peut être las de soi-même, Et se dire qu'on a manqué sa vie. J'ai connu bien des tentations, Celle-là, je crois, est la plus forte.
Ah, vouloir une santé meilleure, Un esprit plus brillant, Un corps moins chétif, Une instruction plus haute... Une situation autre, Et ce large crédit que je vois à certains... Découvrir chez les autres cent chances Qui m'auraient convenu et cent facilités que je n'ai jamais eues....
Savoir qu'il est grand temps de vivre, Et trop tard pour rêver. Savoir que l'impossible n'existera jamais. Savoir cela, ô Dieu, c'est déjà la lumière Et voici qu'elle vient d'où je n'attendais rien...
Les rêves sont finis: Il me reste ma vie - la vraie- Celle qu'il me faut aimer.
Ma vie telle qu'elle est, Et ma pauvre santé, Et ma carrière obscure, Et tout ce qui me reste dont je ne voulais pas
Tout cela, ô Seigneur, je voudrais l'accepter, Et m'accepter moi-même, si pauvre que je sois. Ne plus me tourmenter de ce qui aurait pu être, Et trouver mon bonheur à faire ce que je peux.
Lucien Jerphagnon
| | | Les anges | | Les anges montent: Ils prennent ma solitude Et vont la porter devant Dieu. Les anges descendent: Ils m'apportent le message de l'amour de Dieu. Les anges montent: Ils prennent mes manquements Et les portent devant Dieu. Les anges descendent: Ils m'apportent le message de la miséricorde de Dieu. Les anges montent: Ils prennent mes peurs Et les portent devant Dieu. Les anges descendent: Ils m'apportent la bénédiction et les promesses de Dieu. Ainsi donc je peux aller avec confiance et courage de l'avant sur ma route!
| | | Les merveilles de chaque jour | | | Mon Dieu de tous les jours et de toutes les heures, je te demande une faveur spéciale : ne me laisse jamais indifférent devant une de tes merveilles !
Laisse-moi jouir du miracle de chaque réveil, du miracle de savoir que je suis encore en vie, du miracle de respirer, de marcher et de penser, du miracle de ton amour et de ta miséricorde.
Aide-moi à ne jamais me lasser de tes saisons: le printemps est un miracle, l'été est un miracle, l'automne est un miracle, l'hiver est un beau miracle. Chaque jour est un miracle, ainsi que chaque nuit.
Merci pour la beauté de cette région, Seigneur. Merci pour le lever et le coucher du soleil. Merci pour la lune et les astres.
Fais-moi ce cadeau, Seigneur: le don de t'apprécier ainsi que tout ce que tu fais. Un jour je te demanderai le don suprême de t'aimer comme je le devrais, plus qu'hier... et moins que demain.
Eddie Doherty, reporter américain
| | | Regarder | | | Prendre du temps, pour se tourner vers nos aimés et n'avoir d'autre occupation que regarder leur visage et leur sourire donné chaque jour, leur tendresse présentée au long des semaines, discrètement, comme une offrande, leur présence quotidienne bâtie comme un abri, comme un refuge, leur amour prêt à réchauffer notre vie et à venir à notre secours, leur désir de nous soutenir sur tous nos sentiers et de nous relever après nos chutes, leur patience et leur bonté plus fortes que toutes nos médiocrités, leur regard posé sur nous comme un soleil et leur caresse nous ressuscitant de nos tristesses!
Charles Singer
| | | Ecouter | | | Prendre du temps, pour n'avoir d'autre occupation qu'écouter, fermer la bouche si prompte toujours à confisquer la parole, arrêter d'émettre et se mettre en état de réception sans interférences, se dégager des soucis personnels et se tendre vers l'autre afin de recevoir ce qu'il tente de faire entendre, être disponible afin que le prochain puisse déposer auprès de nous le fardeau si lourd qu'il porte silencieusement, pour une fois ne pas se préoccuper soi mais se préoccuper des autres, prêter l'oreille donc le coeur, aux murmures, aux cris ténus, aux allégresses, aux désirs, aux fardeaux, aux souffrances et aux projets des autres, se livrer à la parole du prochain et savoir que, nécessairement, il cherche à entrer dans notre existence pour y être accueilli.
Charles Singer
| | | Prière | | Esprit Saint, qui habites chaque être humain, tu viens déposer en nous ces réalités d'Évangile si essentielles : la bonté du coeur et le pardon. Aimer et l'exprimer par notre vie, aimer avec la bonté du coeur et pardonner : là tu nous donnes de trouver une des sources de la paix et de la joie.
Frère Roger
| | | S'en remettre | | | J'ai tout remis ente tes mains : Ce qui m'accable et qui me peine, Ce qui m'angoisse et qui me gêne, Et le souci du lendemain.
J'ai tout remis entre tes mains : Le lourd fardeau traîné naguère, Ce que je pleure, ce que j'espère, Et le pourquoi de mon destin.
J'ai tout remis entre tes mains : Que ce soit la joie, la tristesse, La pauvreté ou la richesse, Et tout ce que jusqu'ici j'ai craint.
J'ai tout remis entre tes mains : Que ce soit la mort ou la vie La santé, la maladie, Le commencement ou la fin J'ai tout remis entre tes mains Car tout est bien entre tes mains
Marie Henrioud
| | | "Si je n'ai pas l'amour" (I Corinthiens 13, 1) | | | L'homme qui a le sens des responsabilités, mais qui manque d'amour devient mesquin L'homme qui a le sens du devoir, mais qui manque d'amour devient dur
L'homme qui est intelligent, mais qui manque d'amour devient rusé L'homme qui est cultivé, mais qui manque d'amour devient prétentieux
L'homme qui a le sens de la justice, mais qui manque d'amour devient inflexible L'homme qui a le sens de la parole, mais qui manque d'amour devient bavard
L'homme qui cultive le silence, mais qui manque d'amour devient taciturne L'homme qui a le sens de la franchise, mais qui manque d'amour devient insolent et cruel
L'homme qui a des biens, mais qui manque d'amour devient avare L'homme qui est compétent, mais qui manque d'amour devient ergoteur
L'homme qui a de l'honneur, mais qui manque d'amour devient orgueilleux L'homme qui a le sens de l'ordre, mais qui manque d'amour devient maniaque
L'homme qui est puissant, mais qui manque d'amour devient violent L'homme qui est aimable, mais qui manque d'amour devient hypocrite
L'homme qui a le sens de la vérité, mais qui manque d'amour devient critiqueur L'homme qui a la foi, mais qui manque d'amour devient fanatique
Seigneur, pardonne-nous notre manque d'amour.
| | | Mère Thérésa ... | | | Mère Teresa a écrit ce texte une nuit de mousson, il y a bien des années, alors qu'elle soignait des lépreux dans un dispensaire près du Gange.
La vie est une chance, saisis-la La vie est beauté, admire-la La vie est béatitude, savoure-la La vie est un rêve, fais-en une réalité La vie est un défi, fais-lui face La vie est un devoir, accomplis-le La vie est un jeu, joue-le La vie est précieuse, prends-en soin La vie est richesse, conserve-la La vie est amour, jouis-en La vie est un mystère, perce-le La vie est une promesse, remplis-la La vie est tristesse, surmonte-la La vie est un hymne, chante-le La vie est un combat, accepte-le La vie est une aventure, ose-la La vie est bonheur, mérite-le La vie est la vie, défends-la.
| | | L'homme qui marche | | | Il va tête nue. La mort, le vent, l'injure, il reçoit tout de face, sans jamais ralentir son pas. A croire que ce qui le tourmente n'est rien en regard de ce qu'il espère. A croire que la mort n'est guère plus qu'un vent de sable. A croire que vivre est comme il marche - sans fin. L'humain est ce qui va ainsi, tête nue, dans la recherche jamais interrompue de ce qui est plus grand que soi. Et le premier venu est plus grand que nous: c'est une des choses que dit cet homme. C'est l'unique chose qu'il cherche à faire entrer dans nos têtes lourdes. Le premier venu est plus grand que nous: il faut détacher chaque mot de cette phrase et le mâcher, le remâcher. La vérité, ça se mange. Voir l'autre dans sa noblesse de solitude, dans la beauté perdue de ses jours. Le regarder dans le mouvement de venir, dans la confiance à cette venue. C'est ce qu'il s'épuise à nous dire, l'homme qui marche: ne me regardez pas, moi. Regardez le premier venu et ça suffira, et ça devrait suffire.
Christian BOBIN, L'homme qui marche, éd. Le temps qu'il fait, 1995.
| | | Etty Hillesum, Une vie bouleversée.
Journal 1941-1943, Seuil, 1985 | | | " Je vais t'aider, mon Dieu, à ne pas t'éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d'avance. Une chose cependant m'apparaît de plus en plus claire: ce n'est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t'aider - et ce faisant, nous nous aidons nous-mêmes. C'est tout ce qu'il nous est possible de sauver en cette époque et c'est aussi la seule chose qui compte: un peu de toi en nous, mon Dieu. Peut-être pourrons-nous aussi contribuer à te mettre au jour dans les coeurs martyrisés des autres".
"Ne pourrait-on apprendre aux gens qu'il est possible de "travailler" à sa vie intérieure, à la reconquête de la paix en soi. De continuer à avoir une vie intérieure productive et confiante, par-dessus la tête - si j'ose dire - des angoisses et des rumeurs qui vous assaillent. Ne pourrait-on leur apprendre que l'on peut se contraindre à s'agenouiller dans le coin le plus reculé et le plus paisible de son moi profond et persister jusqu'à sentir au-dessus de soi le ciel s'éclaircir - rien de plus, mais rien de moins?"
| | | Prière d'intercession
(Pastorale de la rue, Lausanne) | | | Seigneur, tu vois nos portes fermées Celle des dépendances qui nous paralysent Celle de toutes les ruptures et des liens qui se brisent.
Donne-nous la force de frapper encore Ravive en nous l'espérance qui s'endort.
Seigneur, tu vois nos portes fermées Celle de la maladie qui nous ronge lentement Celle de la souffrance qui nous habite constamment.
Donne-nous la force de frapper encore Ravive en nous l'espérance qui s'endort.
Seigneur, tu vois nos portes fermées Celle du trottoir où l'on marchande âprement Celle des rêves arrachés et des regards méprisants.
Donne-nous la force de frapper encore Ravive en nous l'espérance qui s'endort.
Seigneur, tu vois nos portes fermées Celle de l'étranger qui doit s'en aller Celle de l'asile qu'on lui a refusé.
Donne-nous la force de frapper encore Ravive en nous l'espérance qui s'endort.
Seigneur, tu vois nos portes fermées Celle du boulot que l'on ne peut pas avoir Celle de nos attentes et de nos espoirs.
Donne-nous la force de frapper encore Ravive en nous l'espérance qui s'endort.
Seigneur, tu te tiens à la porte de nos coeurs blessés Toi qui peux faire sauter tous les verrous Aide-nous à persévérer jusqu'au bout Remplis-nous de courage et de sérénité.
Donne-nous la forcesde frapper encore Ravive en nous l'espérance qui s'endort.
Amen
| | | Les 10 commandements, chemin de libération | | | Je veux faire sortir chaque homme, chaque femme de l'esclavage, voici le chemin:
Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Sois libre vis-à-vis de tous les dieux dont tu es esclave : orgueil, ambition, volonté de puissance.
Tu ne te feras aucune représentation de celui que Je suis. Sois libre vis-à-vis de toutes les images et idées que tu te fais de moi.
Tu ne feras pas référence à mon nom pour de fausses raisons. Cesse d'invoquer ma volonté pour justifier ce que tu désires.
Tu te souviendras du jour du repos pour le sanctifier. Cesse d'être l'esclave de ton travail et de tes besognes.
Tu honoreras ton père et ta mère. Sois libre vis-à-vis de toutes les autorités et ainsi tu pourras les respecter sans crainte.
Tu ne commettras pas de meurtre. Cesse d'être l'esclave de ton désir de nuire à ton prochain.
Tu ne commettras pas d'adultère. Cesse d'être l'esclave de ton corps et de celui de ton prochain.
Tu ne commettras pas de vol. Cesse d'être l'esclave de tes biens et de ceux de ton prochain.
Tu ne diras pas de faux témoignage contre ton prochain. Cesse d'être l'esclave de ton désir de travestir la vérité pour qu'elle te serve.
Tu ne convoiteras pas. Cesse d'être l'esclave de tes désirs, ambitions et frustrations
Voici ce qui t'est promis et demandé:
Tu seras libre vis-à-vis de tous les esclavages car je suis l'Eternel ton Dieu, Qui a fait sortir le peuple d'Israël de l'esclavage d'Egypte.
| | | Le Seigneur est mon guide
(retranscription moderne du Psaume 23) | | | Le Seigneur est mon guide en qui j'ai toute confiance. Ce qu'il me faut vraiment, je l'aurai toujours avec lui. Ce que je me procure, c'est lui qui me le donne: Aliments et frères, plaisir et travail. Ce dont j'ai le plus soif, il me l'assure: Pour lui, je suis quelqu'un, il a une Parole pour moi. Il me donne du repos, là où je suis bien. En lui, je me retrouve.
Je m'inspire de lui pour mon action: Je suis en bonne voie. Il se fait un honneur de m'accompagner mystérieusement.
Même quand je me sens au fond du trou, Quand je broie du noir et que la mort me frôle, Je n'ai pas peur: tu es là, Comme une ombre sur moi, Comme une main sur mon épaule, me voilà rassuré.
Parfois, je me trouve entouré d'ennemis, Ou bien, en moi-même je me vois divisé. Alors, pour refaire mes forces, Tu m'invites à ta table, Tu me réconcilies avec moi et les autres, Et bientôt c'est la fête.
Oui, ce que tu veux c'est que je vive bien. Oui, ce qui est vrai, c'est que tu ne nous lâches pas. Ton amour est comme une maison, Et, chose formidable, moi, j'y ai ma place.
W. Jurgensen
| | | Prière | | | Ce qui se passera de l'autre côté, Quand tout pour moi aura basculé dans l'Eternité, Je ne le sais pas: Je crois, je crois seulement Qu'un amour m'attend.
Je sais pourtant qu'alors il me faudra faire, Pauvre et sans poids, le bilan de moi, Mais ne pensez pas que je désespère: Je crois, je crois tellement qu'un Amour m'attend.
Ne me parlez pas des gloires et des louanges Des bienheureux Et ne me dites rien non plus des anges... Tout ce que je peux, c'est croire, croire obstinément qu'un Amour m'attend
Maintenant, mon heure est si proche et que dire? Oh, mais sourire... Ce que j'ai cru, je le croirai plus fort au pas de la mort C'est vers un Amour que je marche en m'en allant C'est dans un Amour que je descends doucement Si je meurs, ne pleurez pas; c'est un Amour qui me prend
Si j'ai peur - et pourquoi pas?- Rappelez-moi simplement Qu'un Amour, un amour m'attend. Il va m'ouvrir toute entière à Sa Joie, à Sa Lumière Amen
Religieuse anonyme
| | | Prière | | | Quand le coeur est dur et desséché, descends sur moi dans une averse de clémence. Quand la vie a perdu sa grâce, viens à moi dans une explosion de chant. Quand l'oeuvre de tumulte élève de toutes parts son vacarme, m'excluant d'au-delà, viens à moi, Seigneur du silence, avec ta paix et ton repos. Quand le désir aveugle mon esprit avec son mirage et sa poudre, toi saint unique, toi vigilant, viens dans ton éclair et ta foudre.
Rabindranath Tagore, L'offrande lyrique.
| | | Prière | | | Pour ceux et celles qui souffrent dans leur corps Parce que la maladie les ronge Donne ton Esprit de force
Pour ceux et celles qui souffrent dans leur coeur Parce que la solitude est trop lourde Donne ton Esprit d'amitié
Pour ceux et celles qui souffrent dans leur âme Parce qu'ils ne trouvent pas de sens à leur vie Donne ton Esprit de sagesse
Pour ceux et celles qui souffrent dans leur esprit Parce qu'ils n'arrivent pas à être comme les autres Donne ton Esprit de courage
Pour ceux et celles qui souffrent dans leur présent Parce qu'ils restent enchaînés à leur passé Donne ton Esprit de courage
Pour ceux et celles qui souffrent de l'indifférence Parce qu'ils ont perdu leur dignité Donne ton Esprit de solidarité
Pour ceux et celles qui souffrent d'aujourd'hui Parce que demain n'est plus promesse Donne ton Esprit de vie Amen
| | | Tant de choses qui ne sont pas des fautes | | | Mon Dieu, je voudrais t'en parler à toi, qui est venu pour alléger et fortifier nos vies. Il y a tant de choses qui ne sont pas des fautes, mais simplement des difficultés, des noeuds, des vagues, dans lesquelles nous nous sentons emportés et où nous perdons pied, jusqu'à nous noyer, sans savoir pourquoi. Il y a tant de choses qui arrivent, sans que nous l'ayons ni cherché, ni voulu, ni compris et peu à peu, tout à coup, voici que nous asphyxions dans le trouble, le regret, le remords et le noir.
Nous te prions pour tout ce qui n'est pas une faute et qui est pourtant devenu une détresse et une culpabilité. Tu ne nous demandes pas de nous repentir pour cela, car tu ne souhaites pas que nous jouions la comédie de la contrition, ni la tragédie de l'humiliation. Tu n'es pas l'un de ces affreux dieux, qui aiment l'homme fautif, pour pouvoir le sauver.
Même si ce ne sont pas des fautes, tu sais bien que nos vies sont pleines de ces erreurs, qu'il faut payer trop cher et de ces mirages, qui vous laissent le coeur meurtri.
Nous t'en prions, viens alléger et fortifier nos vies, et la vie du monde entier.
Viens alléger la conscience qui s'agite en sa nuit, le souvenir qui remonte comme la vase et comme la bulle. Viens nous alléger de nos inutiles soucis. Aide-nous à alléger les autres par la bienveillance d'un sourire sans émoi, et pas la confiance que n'a ébranlée aucune erreur, pourtant commise.
Viens fortifier l'estime que nous avons en nous perdue. Prends notre main, quand nos pieds ne nous portent plus. Tiens-nous debout, flageolants et pourtant vaillants, convalescents et pourtant guéris de la noirceur passée.
Il y a tant de choses qui ne sont pas des fautes, Pour lesquelles il ne faut ni repentance, ni conversion, ni pardon. Mais tout simplement la légèreté et la force d'un doigt, qui fait revivre, ton doigt lié à notre doigt. Amen
André Dumas
| | | Prière pour le temps de Carême | | | Jésus le Christ, Lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Je m'y suis laissé tomber et mon regard s'est obscurci; mais du fond de ce gouffre, oui de ce gouffre, je t'ai ardemment aimé.
Dans mes égarements, je me suis souvenu de toi. J'ai entendu ta voix qui me disait de revenir mais j'avais peine à l'entendre à cause du tumulte de mes passions inapaisées.
Et maintenant, voici que, brûlant, essoufflé, je reviens à ta source. Que personne ne m'en empêche: j'y boirai et je vivrai. Que je ne sois pas à moi-même ma propre vie! J'ai mal vécu par ma faute, j'ai été la cause de ma mort. En toi je revis! Parle-moi, instruis-moi. Je crois en tes livres et leurs paroles ont de profonds mystères.
Saint Augustin, Les Confessions
| | | Ami | | | Il n'y a rien de ce que je pourrais vous offrir que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis donner et que vous pouvez prendre. Il n'existe pas de paix dans l'avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent. Prenez donc la paix. L'obscurité du monde n'est qu'une ombre. Derrière elle, et cependant à notre portée, se trouve la joie. Il y a dans cetteobscurité une splendeur et une joie ineffables si nous pouvions seulement les voir. Et pour voir, vous n'avez qu'à regarder. Je voue prie donc de regarder.
La vie est tellement emplie de sens et de propos, tellement pleine de beautés au-dessous de son enveloppe, que vous apercevrez que la terre ne fait que recouvrir votre ciel. Courage donc pour le réclamer. C'est tout. Mais vous avez du courage et vous savez que nous sommes ensemble des pèlerins qui, à travers des pays inconnus, se dirigent vers leur patrie. Ainsi, je vous salue, non pas exactement à la manière dont le monde envoie ses salutations, mais avec la prière que pour vous maintenant et à jamais, le jour me lève et les ombres s'enfuient.
Franco Angelico da Fissole
| | | ... Alors la paix viendra | | | Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise, Si tu crois qu'être différents est une richesse et non pas un danger, Si, pour toi, l'étranger est un frère qui t'est proposé, Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin, Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis, Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas, Si tu partages ton pain et que tu sais joindre un morceau de ton coeur, Si tu sais accepter qu'un autre te rende service, Si la colère est pour toi une faiblesse et non une preuve de force, Si tu refuses de battre la coulpe sur la poitrine des autres, Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance, Si tu préfères être lésé que de faire du tord à quelqu'un, Si tu refuses qu'après toi ce soit le déluge, Si tu te ranges du côté du pauvre et de l'opprimé sans te prendre pour un héros, Si tu crois que l'amour est la seule force de dissuasion, Si tu crois que la paix est possible... .
.. Alors la paix viendra.
Tiré du dossier de fiches de la campagne, DM-EPER 2002
| | | La nuit n'est jamais complète ... | | | La nuit n'est jamais complète, il y a toujours, puisque je le dis, puisque je l'affirme, au bout du chagrin, une fenêtre ouverte.
Il y a toujours un rêve qui veille, désir à combler, faim à satisfaire. Un coeur généreux, une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs. Une vie. La vie à se partager.
Paul Eluard
| | | Laisse couler la source ... | | | Laisse couler en toi la source Et tu sauras combien tu avais soif
Laisse passer en toi la vie Et tu sauras combien tu étais mort.
Laisse respirer en toi le désir Et tu sauras combien tu étais lié.
Laisse vivre en toi l'amour Et tu sauras combien tu étais seul.
Laisse naître en toi la Présence Et tu sauras combien tu étais absent.
Laisse-toi trouver par Celui qui est le visage de ton humanité Et tu te sauras à jamais enfant de l'Esprit.
Francine Carrillo, Braise de douceur, éditions Ouverture.
| | | SI ... | | | Si la note disait: ce n'est pas une note qui fait la musique ... il n'y aurait pas de symphonie.
Si le mot disait: ce n'est pas un mot qui peut faire une page ... il n'y aurait pas de livre.
Si la pierre disait: ce n'est pas une pierre qui peut former un mur ... il n'y aurait pas de maison. Si la goutte d'eau disait: ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière ... il n'y aurait pas d'océan,
Si l'homme disait: ce n'est pas un geste d'amour qui peut sauver l'humanité ... il n'y aurait jamais de justice et de paix de dignité et de bonheur sur la terre des hommes
Comme la symphonie a besoin de chaque note Comme le livre a besoin de chaque mot Comme la maison a besoin de chaque pierre Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé l'humanité a besoin de toi, là où tu es, unique et donc irremplaçable.
Michel Quoist
| | | Prière | | | Toi qui es Chemin Donne-nous de croire Qu'en toute impasse S'offre un passage Toi qui es Vérité
Donne-nous de croire Que de toute errance Nous pouvons nous réveiller Toi qui es Vie Donne-nous de croire
Que de toute mort Tu viens nous relever Montre-nous le Père, Qui n'est pas ailleurs Mais au coeur de notre humanité
Quand nous marchons Quand nous veillons Quand nous vivons.
Francine Carillo
| | | Prière | | | La vie est belle, Seigneur, et je veux la cueillir comme on cueille les fleurs au matin de printemps.
Mais je sais que la fleur ne naît qu'au bout d'un long hiver où la mort a sévi.
Pardonne-moi, Seigneur, je ne crois pas assez au printemps de la vie. Car la vie trop souvent me semble un long hiver, qui n'en finit pas de pleurer ses feuilles mortes et ses feuilles disparues.
Michel Quoist
| | | Je clame | | | Que la vie est indestructible, malgré la mort. Que l'espoir est un vent vif qui doit balayer le désespoir. Que l'autre est un frère avant d'être un ennemi Qu'il ne faut jamais désespérer de soi-même ni du monde. Que les forces qui sont en nous, les forces qui peuvent nous soulever sont immenses. Qu'il faut parler l'amour et non les mots de la tempête et du désordre. Que la vie commence aujourd'hui et chaque jour Et qu'elle est l'espoir.
Martin Gray
| | | La Parole est plus grande que nous | | | La Parole est plus grande que nous, Plus profonde que nous; C'est en elle que nous nous élevons, C'est par elle que nous nous abaissons; Elle est refuge pour l'exilé et exil pour le suffisant. Comment ferais-tu sans elle pour prier ? Comment ferais-tu pour pleurer ? pour espérer ? pour te justifier ? Ne te moque pas de la Parole ! Quand tu es en danger, elle t'enveloppe; Quand tu rêves, elle te protège du cauchemar. Ne t'oppose pas à la Parole. Laisse-la te pénétrer, t'abreuver, Donne-toi à la Parole, car tu recevras d'elle ce que la vie a de plus beau et de plus généreux : Le mouvement, l'élan qui te portent vers Dieu.
Elie Wiesel , " le crépuscule, au loin "
| | | Dites-leur ... | | | Dites-leur d'où souffle le vent Dites-leur cette voix du dedans Plus tenace que la soif, le fardeau et la haine. Dites-leur l'appel du large, Quand la douleur soudain se tait Dites-leur l'appel de Dieu, Père, Fils et Esprit, Ce murmure de tendresse Dans la vallée des larmes Dites-leur d'où souffle le vent Et comment l'espérance nous est née, Cette voix du dedans, L'appel du large : Paix sur la terre déchirée ! Gloire à Dieu pour l'éternité
Lytta Basset
| | | Rien n'est perdu ... | | | Même la caresse que tu donnes à ton chien ne se perd pas sans laisser de trace l'univers y gagne en douceur le Royaume de Dieu s'en réjouit.
Même les graines que tu donnes aux oiseaux diminuent la faim de la terre l'univers se trouve nourri de ta simple aumône.
Même l'eau que tu donnes à tes plantes fait pousser les racines de la Vie l'univers se trouve arrosé du petit geste de ta main.
Même le sourire adressé au passant ne s'estompe pas sans avoir engendré de la tendresse au coeur du monde et Dieu lui-même en sourit.
Christine Egger
| | | Prière ... | | | Dieu seul peut donner la foi mais tu peux donner ton témoignage
Dieu seul peut donner l'espérance mais tu peux rendre confiance à tes frères
Dieu seul peut donner la paix mais tu peux semer l'union
Dieu seul peut donner la force mais tu peux soutenir le découragé
Dieu seul est le chemin mais tu peux l'indiquer aux autres
Dieu seul est la lumière mais tu peux la faire briller aux yeux de tous
Dieu seul est la vie mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre
Dieu seul peut faire ce qui paraît impossible mais tu peux faire le possible
Dieu seul se suffit à lui-même mais il préfère compter sur toi.
une équipe de "Capinas" au Brésil
| | | Lentement | | | Lentement, Le printemps grignote un tunnel dans la longue nuit de l'hiver
Lentement, la lumière retrouve chaleur et couleurs au creux des matins gris.
De même, lentement, Dieu se laisse découvrir quand, dans le désespoir, naît le courage, ...
Benoît Marchon
| | | Un sourire | | | Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup ; il enrichit ceux qui le reçoivent sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu'un instant mais son souvenir est parfois éternel. Personne n'est assez riche pour s'en passer, personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter. Il crée le bonheur au foyer, il est le signe sensible de l'amitié. Un sourire donne du repos à l'être fatigué, rend du courage au plus découragé. Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne sait plus avoir le sourire, soyez généreux et donnez-lui le vôtre, car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.
Ghandhi
| | | La prière | | | e ne suis pas un homme de lettres ou de sciences. J'essaie seulement d 'être un homme de prière. Sans la prière, j'aurais perdu la raison. Si je n 'ai pas perdu la paix de l'âme, malgré les épreuves, c 'est que cette paix vient de la prière. On peut vivre quelques jours sans manger mais non sans prier. La prière est la clef du matin et le verrou du soir. La prière, c'est une alliance sacrée entre Dieu et les hommes.
Ghandhi
| | | Seigneur, fais de moi l'instrument de ta paix | | | Là où il y a la haine, que je mette l'amour; Là où il y a a blessure, que je mette le pardon; Là où il y a le doute, que je mette la foi; Là où il y a le désespoir que je mette l'espérance; Là où il y a le doute, que je mette la foi; Là où il y a l'obscurité, que je mette la lumière; Là où il y a la tristesse, que je mette la joie. Ô Seigneur, Accorde-moi de chercher à consoler plutôt qu'à être consolé; A comprendre plutôt que d'être compris; A aimé plutôt qu'à être aimé; Car c'est en donnant que nous recevons; C'est en pardonnant que nous sommes pardonnés; Et c'est en mourant que nous naissons à la vie éternelle.
Saint François d'Assise
| | | Surmonter de l'angoisse | | | Pour triompher de l'angoisse, Il ne suffit pas de la connaître. Il faut nous entraîner à la confiance en nous-mêmes. Il faut encore renforcer notre espoir Dans ce que peut nous apporter la vie. Il n'est rien en ce monde qui ne possède son contraire. A l'angoisse primitive répond une confiance en soi qui est primitive Elle aussi. Cette confiance en soi, si nous en faisons un sentiment conscient et réfléchi, soutiendra notre dignité d'homme. Elle nous permettra de surmonter notre angoisse.
H. Steiner, « L'angoisse et l'homme moderne»
| | | L'oiseau chante le matin | | | L'oiseau du matin chante. Comment sait-il que l'aurore va poindre, alors que le dragon de la nuit enlace encore le ciel de ses replis glacés et noirs ? Dis-moi, oiseau du matin comment, au travers de la double nuit du ciel et des arbres, il trouva son chemin jusque dans tes rêves, le messager qui surgit de l'Orient? Le monde ne pouvait te croire lorsque tu t'es écrié: "II vient, le soleil, et la nuit n'est plus." « Ô dormeur, éveille-toi! Découvre ton front, dans l'attente du premier rayon béni de lumière, et chante avec l'oiseau du matin en joyeuse ferveur.
Rabindranâth Thâkur dit Tagore
| | | Donne-moi des yeux neufs | | | Seigneur, garde mon esprit jeune et mon intelligence transparente. Donne-moi l'étonnement de l'artiste. Rends-moi l'émerveillement de l'enfant. Donne-moi des yeux neufs pour lire ta Création dans sa splendeur originelle. Que toutes choses me soient nouvelles de tout ce que tu fais, Dieu de magnificence.
Donne-moi Seigneur, une âme accueillante, un coeur ouvert, une main toujours prête à l'amitié. Ouvre mon coeur à tous les besoins d'amour, depuis le vieux grand-père qui attend un baiser jusqu'à la petite soeur si fière de se promener avec sa grande soeur...
Que je devine tous ceux auxquels il a manqué pour s'épanouir,l'affection à laqueIIe ils avaient droit. Seigneur - Toi seul le peux Ouvre mon coeur, donne-moi une âme disponible.
E. Joly
| | | La paix à venir | | | «Si la paix s'installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d'abord la paix en soi-même, extirpe tout sentiment de haine pour quelque race ou peuple que ce soit, ou bien domine cette haine et la change en autre chose, peut-être même à la longue en amour - ou est-ce trop demander? C'est pourtant la seule solution... C'est la seule solution, vraiment la seule, je ne vois pas d'autre issue: que chacun fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu'il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu'il n'est déjà.»
Etty Hillesum, Une vie bouleversée
| | | Au-delà du miroir | | | Bientôt nous partirons vers d'autres horizons Au-delà du miroir de l'apparence des choses En larguant les amarres nous liant au passé A de plus vastes mers, irons baigner nos fronts
Nous laisserons derrière les rancoeurs et les pleurs Les blessures faites aux autres, les deuils, les trahisons et les manques d'amour, les colères et les peurs Images pétrifiées disparaissant au loin
Et nos pas s'inscriront dans le sable de la rive Comme on creuse un sillon dans une terre vive Nos pas nous conduiront dans la lumière d'un jour Si longtemps espéré, recréé pour toujours
Et le feu d'un foyer brûlera sur la plage Cinq pains et deux poissons en signe de partage Nos pas s'arrêteront au détour du chemin Christ ressuscité sera là au matin
Accueil d'un regard où émerge l'amour Des écailles tomberont de nos yeux étonnés Et des larmes de joie glisseront sur nos joues Nous nous tairons émus face au Ressuscité
La foule des témoins qui nous ont précédés S'assemblera autour du Christ transfiguré D'autres arriveront de la longue traversée Emotion d'une rencontre de ceux qu'on a aimés
Partage d'un repas à la table conviviale Et des mains se tendront clans cette aube pâle L'espérance dissipera les dernières rides du doute Visages illuminés au bout de notre route
U-R Gnaegi
|
|
|
|
|
|
Cycle de rencontres du samedi
"Art et foi"
à Baden Oelrainstr. 21
(plan)
"Le retable de Fromentières"
par François Rousselle

samedi 3 décembre à 9.45h
pour plus d'information
...........................................
"Concert de l'Avent"
par le choeur de chambre jurassien
dimanche 11 décembre à 17h
au temple de Rohr
pour plus d'information
...........................................
Fête de Noël
dimanche 18 décembre à 15h
à Aarau, Jurastr. 13
saynète "Au pas de l'âne partons à Bethléem, suivi d'un goûter
pour plus d'information
|
|